« Ce qui reste » de Lionel Sabatté, nouvelle exposition au Musée de la Chasse et de la Nature

Du 15 octobre 2026 au 21 février 2027, découvrez « Ce qui reste » de Lionel Sabatté, la nouvelle exposition de la Fondation François Sommer au Musée de la Chasse et de la Nature. Ses œuvres épousent la porosité des frontières et prolongent ses interrogations sur ce qui nous lie au vivant, dans un rapport décloisonné entre les règnes, la matière et les temporalités.

Ce qui reste Fondation François Sommer musée de la Chasse et de la Nature Lionel Sabatté
Grande ourse, 2026 © Lionel-Sabatte, ADAGP, Paris, 2026. © Grégory Copitet

Grande ourse, 2026 © Lionel-Sabatte, ADAGP, Paris, 2026. © Grégory Copitet

Poussière, rouille, laine, ongles, peaux mortes, ciment : Lionel Sabatté travaille des matériaux situés aux marges du vivant et du déchet. Sous ses mains, ces résidus deviennent le lieu d’une transformation permanente, brouillant les frontières entre les règnes animal, végétal et humain. Au cœur de son travail, l’oxydation, réaction du fer avec l’oxygène, fait naître des compositions où la rouille et les pigments deviennent les traces visibles d’une matière en perpétuel changement.

Du 15 octobre 2026 au 21 février 2027, Lionel Sabatté investit l’ensemble du Musée de la Chasse et de la Nature avec une exposition monographique réunissant peintures, dessins, sculptures et tapisseries, dont une majorité d’œuvres inédites.

Réensauvager le regard

Lionel Sabaté, salle du cerf et du loup © Marc Domage Fondation François Sommer musée de la Chasse et de la Nature

Lionel Sabaté, salle du cerf et du loup © Marc Domage

Lionel Sabaté, salon de compagnie © Marc Domage Fondation François Sommer Musée de la Chasse et de la Nature

Lionel Sabaté, salon de compagnie © Marc Domage

Cerfs, loups, sangliers, ours, chiens, oiseaux : les figures les plus emblématiques du Musée traversent l’exposition, mais jamais sous leur forme attendue. Le chien y redevient loup, les brebis se métamorphosent en créatures sauvages, les oiseaux se font paysages. Entre construction et ruine, puissance et fragilité, ces figures interrogent la perte et l’altération comme des nécessités du vivant plutôt que comme des menaces.

L’exposition s’ouvre dans la cour avec Mort fertile, une sculpture monumentale en bronze représentant un cerf dont les bois s’enfoncent dans la terre, où l’image de la perte devient une promesse de renaissance. Le parcours se déploie ensuite dans la salle d’exposition temporaire, puis dans les salles du parcours permanent.

L’exposition en 6 clés

Mort fertile, 2026, bronze (fonderie Chapon), 170 x 250 x 80 cm © Lionel-Sabatte, ADAGP, Paris, 2026. © Grégory Copitet

Mort fertile, 2026, bronze (fonderie Chapon), 170 x 250 x 80 cm © Lionel-Sabatte, ADAGP, Paris, 2026. © Grégory Copitet

Chouette © Lionel-Sabatte, ADAGP, Paris, 2026. © Grégory Copitet Fondation François Sommer Musée de la Chasse et de la Nature

Chouette © Lionel-Sabatte, ADAGP, Paris, 2026. © Grégory Copitet

  • ① Une exposition monographique inédite : Une majorité d’œuvres inédites de Lionel Sabatté, nommé au Prix Marcel Duchamp 2025.
  • ② Tous les médiums réunis : Peintures, dessins, sculptures et tapisseries.
  • ③ Le Musée investi dans son intégralité : Les deux hôtels particuliers et la cour, en résonance et parfois en tension avec les collections permanentes.
  • ④ Une histoire commune : Un dialogue entre l’artiste et le Musée engagé depuis 2017.
  • ⑤ La figure animale comme lieu de renversement : Des figures emblématiques entre puissance et fragilité, construction et ruine. 
  • ⑥ Une matière traversée par le temps : Des matériaux qui deviennent le lieu d’une métamorphose et d’une résistance face à la disparition.

L’artiste

Né en 1975 à Toulouse, Lionel Sabatté a passé une partie de son enfance à La Réunion, une expérience qui marquera durablement son rapport à la nature. Diplômé des Beaux-Arts de Paris en 2003, il vit et travaille aujourd’hui à Paris. Depuis plus de vingt ans, il développe une pratique fondée sur la transformation de la matière et le passage du temps. Nommé au Prix Marcel Duchamp 2025, il a notamment exposé au Centre Pompidou, au Palais de Tokyo, au Muséum national d’Histoire naturelle, au MAMC+ de Saint-Étienne et au château de Chambord.

Cette exposition prolonge un dialogue engagé avec le Musée de la Chasse et de la Nature depuis 2017, lorsque son œuvre La Sélection de parentèle avait été présentée dans la cour de l’hôtel de Mongelas. Trois hirondelles de poussière de l’artiste sont depuis entrées dans les collections du Musée, où elles sont toujours visibles dans le salon des Oiseaux.

La commissaire et le catalogue

L’exposition est portée par Amélie Adamo, historienne de l’art, auteure et commissaire indépendante, dont le travail s’attache notamment à la peinture figurative, à la mémoire et à l’hybridation. Elle a récemment cosigné le commissariat de l’exposition Immortelle (MO.CO. Montpellier, puis Art Paris) et celui de Luxe, Calme et Volupté, présenté à l’occasion de la réouverture de La Malmaison à Cannes.

Publié aux éditions Bernard Chauveau en version bilingue français-anglais, le catalogue de l’exposition réunit une préface d’Alice Gandin, un essai de la commissaire Amélie Adamo, ainsi que des contributions de la philosophe Vinciane Despret, de l’écrivain et critique d’art Yannick Mercoyrol et d’Ophélie Ferlier-Bouat, historienne de l’art et directrice du Petit Palais. Disponible à partir du 15 octobre 2026, au prix de 29 €.

Plus d’informations : https://www.chassenature.org/expositions/ce-qui-reste

À propos de la Fondation François Sommer

La Fondation François Sommer, reconnue d’utilité publique depuis 1966, porte une voix singulière dans le paysage institutionnel au service de la nature et de la faune sauvage. Au carrefour des sciences du vivant, de l’art et de la gestion des territoires, elle contribue depuis plus de 60 ans à l’émergence de solutions concrètes en faveur de la conservation de la nature. À travers l’Institut de la Faune Sauvage, elle soutient la recherche scientifique et les pratiques de gestion qui garantissent la pérennité des populations sauvages et la restauration d’écosystèmes fonctionnels en France, en Europe et en Afrique.

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