« VENAISON » : Un projet national de capitalisation d’expériences, d’information et d’appui pour le développement de filières de proximité de valorisation de viande de gibier française

Contexte

Dans notre société essentiellement urbaine, la viande de gibier est devenue au fil des années une ressource oubliée, excepté chez les chasseurs. En France, agriculteurs, forestiers, représentants de collectivités territoriales, administrations, scientifiques, gestionnaires d’espaces naturels, naturalistes ont des perceptions différentes des espèces de grands ongulés et la production de venaison n’est plus considérée, comme par le passé, comme une ressource naturelle faisant partie intégrante des services écosystémique de nos territoires ruraux.

De plus, du fait de l’augmentation des tableaux de chasse de grands gibiers en France, les capacités d’autoconsommation de la viande de grand gibier par les chasseurs sont aujourd’hui dépassées. Cette viande de qualité présente des caractéristiques nutritionnelles très intéressantes et favorables à une recherche d’alimentation équilibrée. D’autre part, 70 % de la viande de gibier actuellement mise sur le marché en France est importée.

Face à ce constat paradoxal, la Fédération Nationale des Chasseurs et ses partenaires du Réseau Rural Français, souhaitent donc promouvoir de bonnes pratiques en matière d’utilisation et de valorisation durable et locale de cette ressource naturelle en menant un projet de capitalisation d’expériences, d’information et de mobilisation pour le développement de filières locales de valorisation de venaison tout en respectant l’équilibre agro-sylvo-cynégétique, garantissant un bon équilibre entre les populations de gibier et leurs habitats.

Le projet

De façon concrète, ce projet permettra d’appuyer la valorisation de la venaison par l’émergence de filières opérationnelles pilotes et démonstratives dans des régions déjà avancé sur ce sujet (ex : Centre Val de Loire, Grand Est, Occitanie, PACA) et d’opérations démonstratives (aide alimentaire ou semaine de la chasse en lycées hôteliers). Il visera finalement à diffuser et démultiplier des acquis du projet et informer les réseaux (ex : mobilisation des bulletins d’information adressés aux adhérents, sites Internet dédiés à la valorisation des filières courtes de venaison etc.), afin de démultiplier les actions mises en oeuvre, sur le territoire français. Enfin il aboutira à la rédaction de bonnes pratiques pour la valorisation de la venaison dans un contexte d’équilibre agro-sylvo-cyénégétique.

Au-delà de la tendance de l’agriculture biologique, le projet cherche donc à développer la consommation de viande d’origine sauvage locale, à la place de la viande de gibier importée et ce dans un cadre d’équilibre agro-sylvo-cynégétique. Par les communications prévues au sein des réseaux partenaire, et au-delà par les retours presse et réseaux sociaux aux différents échelons d’intervention, le projet contribuera à montrer que la faune sauvage est une ressource naturelle pouvant faire l’objet d’une exploitation durable, mais également qu’elle permet de contribuer au développement des territoires ruraux par la création d’emplois en diversification des activités agricoles ou forestières.

Structure porteuse et partenaires

Ce projet est porté par la Fédération Nationale des Chasseurs (FNC) en partenariat avec la Fédération des Parcs Naturels Régionaux de France (FPNR), de l’Office Nationale des Forêts (ONF), du Centre National de la Propriété Forestière (CNPF), du Conservatoire du littoral (CDL), de l’Assemblée Permanente des chambres des Métiers et de l’Artisanat, de l’European Landowners’ Organization, des lycées hôteliers, des banques alimentaires et des associations caritatives.

Parc de Belval (c) Jean-Michel Lenoir (2)

Partenaire