DIVERSIFICATION DES MODES D’EXPLOITATION ET DES HABITATS D’UNE FORÊT MULTI-USAGES POUR UNE AMELIORATION DE SA BIODIVERSITE

Contexte

Les forêts renferment une large part de la biodiversité terrestre, avec notamment les plus fort taux de diversité pour de nombreux taxons. Cependant, la gestion pratiquée en vue de l’exploitation de la ressource bois, en conduisant à une simplification de l’écosystème, a le plus souvent un impact négatif sur cette biodiversité forestière, dont il est pourtant admis qu’elle rend de nombreux services éco-systémiques, rôle dont l’importance s’accroît avec la montée en puissance des enjeux internationaux liés au réchauffement climatique.

Le Projet

Le projet proposé vise à étudier l’impact du mode de gestion forestière sur la biodiversité, estimée au moyen d’indicateurs directs et indirects. Pour cela, nous comparerons les variations de ces indicateurs dans deux parties d’un domaine forestier d’exploitation sylvicole, cynégétique et touristique. Une partie reste soumise à une gestion traditionnelle en peuplements homogènes sur de grandes parcelles, dans lesquelles seront maintenus des îlots de vieillissement et des îlots de conservation ; l’autre partie est soumise à une gestion plus continue sur des parcelles de taille plus réduite et présentant plus d’ouvertures, de façon à diversifier la structure des habitats.

La différenciation des deux parties de la forêt dues aux actions engagées sera suivie par la cartographie des travaux et par des relevés de structure forestière. La gestion forestière pouvant influer sur l’abondance et la répartition des populations de cervidés (cerf et chevreuil), ceux-ci étant connus pour avoir un impact indirect sur la biodiversité, ces populations et leur impact sur la végétation seront suivis au moyen d’indicateurs de changement écologiques (ICE). Les indicateurs retenus pour estimer la biodiversité sont un indicateur indirect (l’indicateur de biodiversité potentielle ou IBP) et des indicateurs directs, rendant compte de l’abondance et de la diversité de groupes pris comme témoins : l’avifaune, l’herpétofaune et les chiroptères.

Résultats attendus

Les résultats attendus sont une diversification des habitats dans la partie dont la gestion aura été modifiée à cet effet, favorisant certaines espèces alors que la partie plus homogène avec îlots de vieillissement et de conservation en favorise d’autres, conduisant ainsi à une augmentation de la biodiversité globale à l’échelle de la forêt. La gestion irrégulière étant également susceptible d’augmenter la capacité d’accueil pour les cervidés, ces derniers pourront moduler les effets attendus sur la biodiversité en modifiant leur répartition sur la forêt et donc leur impact sur la végétation. Les résultats obtenus seront publiés dans des revues visant des publics plus ou moins spécialisés et intégrés dans des documents et des formations à destination de gestionnaires et du public.

Structure porteuse et partenaires

Ce projet est porté par le Groupement Foncier Rural Eugène Daubeck en partenariat avec le laboratoire “Comportement et écologie de la faune sauvage” (INRA),  le Centre Régional de la Propriété Forestière (Région Centre – Ile de France), Eure et Loir Nature et ATHENA (Association pour les terroirs, les hommes et la nature).

Partenaires principaux