Chasse et dynamique des pops de cerfs et sangliers de Chambord

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La France, tout comme d’autres pays européens, connait un fort accroissement de ses populations de grands ongulés sauvages. A titre d’exemple, les effectifs de cerfs élaphes en France ont été multipliés par 6,4 et de sangliers de 6,7 en 30 ans. Aujourd’hui, avec la faible densité de leurs prédateurs naturels, la chasse représente le principal outil de régulation de ces populations, mais les chasseurs, de moins en moins nombreux, ne peuvent contrecarrer à eux seuls l’augmentation des effectifs.

L’expansion de ces populations n’est pas sans conséquence sur les milieux naturels et de nombreux dégâts dans les cultures et les massifs forestiers, ou encore des collisions accrues avec les véhicules, sont constatés. Les fortes densités accroissent également le risque de transmissions de maladies. Sans qu’ils en soient nécessairement impactés, les ongulés sauvages peuvent héberger certains agents pathogènes transmissibles au cheptel domestique ou à l’homme et représenter un enjeu sanitaire voire un frein à la commercialisation de la venaison.

De nouvelles techniques de gestion du grand gibier, compatibles avec l’exercice de la chasse comme activité de loisir, sont à définir. Elles reposent avant tout sur une meilleure connaissance du fonctionnement démographique des espèces concernées.

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La Fondation François Sommer pour la chasse et la nature, et ses partenaires, le Domaine national de Chambord (DNC) et l’Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS) se sont associés pour lancer ensemble, un programme pluriannuel de recherche intitulé « Chasse et dynamique des populations d’ongulés sauvages ». Le programme est réalisé au DNC, site exceptionnel et unique en Europe pour l’expérimentation car il est clos, d’une superficie importante (5200 hectares), chassé et piloté par un unique gestionnaire.

Initié en janvier 2014, le programme scientifique vise à accroitre notre compréhension des mécanismes à l’origine des variations d’effectifs des populations de cerfs et de sangliers. Le climat, la chasse, la structure du paysage, la densité d’animaux, les maladies infectieuses ou parasitaires, leur âge sont autant de facteurs qui peuvent engendrer des variations de survie et de reproduction. D’une meilleure compréhension de ces facteurs découlera la modélisation du fonctionnement démographique de ces populations chassées. Au-delà, ce programme apportera des clés supplémentaires pour améliorer l’efficacité de la gestion des populations d’ongulés sauvages.