Station de fécondation de l’abeille noire

La diminution de la biodiversité dans les paysages, les pratiques agricoles intensives généralisées, les modifications climatiques, l’exposition des colonies aux produits chimiques ou à leurs résidus diminuent l’attractivité des reines pour les ouvrières, trouble l’activité de ponte, cause des supersédures précoces. Les pesticides inhibent le développement des micro-organismes dans le pain d’abeille, causent des retards de développement, une baisse de viabilité du couvain, des anomalies de croissance et une durée de vie réduite. D’un point de vue neurologique, ils provoquent des déficiences visuelles, une mémoire et une capacité d’apprentissage moindres ainsi que des troubles de communication.

La perte de vitalité qui résulte de ces pollutions chimiques n’aide pas les colonies dans leurs taches sanitaires, alors que la charge d’agresseurs augmente avec les locques américaine et européenne, mycoses, viroses et nosémoses, acarapis, varroas, frelons, teignes et scarabées.

Ajoutons à cela que, pour lutter contre ces agressions, l’apiculteur traite ses ruches avec des acaricides et insecticides et, pour lutter contre les pertes, importe des nouvelles colonies et reines en introduisant ainsi de nouveaux pathogènes.
Le cercle est vicieux et la mortalité des abeilles ne cesse d’augmenter.

L’objectif de ce projet, fruit d’un partenariat entre Bel-Val et le GDSA (Groupement de défense sanitaire apicole), est de sélectionner des abeilles noires locales résistantes grâce à la mise en place d’une station de fécondation, de développer les colonies d’abeilles et de former de nouveaux apiculteurs.

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