Restauration des bordures des champs

Les bordures extérieures de champs et de chemins sont souvent considérées comme des surfaces problématiques d’un point de vue agronomique ; leur intérêt écologique est sous-estimé et méconnu. Pourtant, de nombreuses études scientifiques soulignent qu’elles constituent des refuges pour la flore naturelle, les invertébrés, entomophages, pollinisateurs et qu’elles offrent des habitats propices à la nidification de l’avifaune. Ces bordures de champs sont également des corridors écologiques facilitant la dispersion des espèces animales et végétales dans le paysage agricole.Le projet vise à évaluer et restaurer les bordures de champs, dans un premier temps en Beauce, et par la suite dans d’autres régions.

Le projet se divise en 4 axes :
Le premier axe se concentre sur l’outil opérationnel Ecobordure, adapté à la plaine de Beauce, qui consiste à évaluer la qualité écologique des bordures de champs par observation de la flore ordinaire. Cet outil développé par l’INRA a été adapté à la Beauce par l’association Hommes & Territoires.

Le deuxième axe porte sur les réseaux Agrifaune, coordonnés par l’association Hommes & Territoires, dont l’objectif est de tester localement la transposition de pratiques éprouvées à l’étranger (décaler la période de broyage, tester l’implantation de couverts de légumineuses dans les céréales pour en mesurer l’impact écologique et technico-économique).

Le troisième axe porte sur la restauration des bordures de champ fortement dégradées par semis de fleurs sauvages. De 2013 à 2015, plusieurs expérimentations ont été mises en place, cet axe vise à poursuivre la démarche jusqu’en 2018 afin d’obtenir toutes les données nécessaires à la diffusion d’une telle pratique sur le terrain.
En lien avec les trois premiers axes, le quatrième axe consiste à investir dans un semoir de restauration de bordure de champs et de le mettre à disposition de l’ensemble des partenaires de l’association.

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