Pathogènes et conséquences sur les populations de sangliers

Les maladies de la faune sauvage jouent un rôle sur les dynamiques des populations sauvages et représentent une menace importante pour la conservation de certaines espèces et pour la santé publique. Le Ministère chargé de l’agriculture a confié à l’ONCFS la maitrise d’œuvre d’un programme de surveillance et de gestion des maladies transmissibles de la faune sauvage aux animaux domestiques et à l’homme et tout particulièrement à celles du sanglier (Sus scrofa). Cette espèce fait l’objet d’une attention particulière car ses effectifs sont en constante augmentation.
Ce projet fait suite au programme Chambord 2014-2016 (sur la dynamique des populations de sangliers)

Ici le projet est centré sur l’étude des pathogènes et maladies affectant les sangliers. Des sérologies ont été conduites sur un échantillon d’animaux prélevés à la chasse et lors de captures pour leur suivi, afin de mettre en évidence le passage de certains pathogènes chez les sangliers.

Cette recherche prospective s’est appuyée sur la connaissance d’un certain nombre de maladies, connues soit pour avoir un impact clinique (reproduction, croissance, immunité) dans les populations de sangliers et/ou de porc domestique, soit pour répondre à des enjeux économiques dans les élevages porcins, soit pour répondre à des problématiques de santé publique. L’intérêt est porté sur les maladies/pathogènes suivant : Aujeszky, Brucellose, Hépatite E, Circovirus, Mycoplasmes et Métastrongles

Le but étant d’apporter des éléments de réponse à plusieurs questions notamment voir 1) d’une part l’effet de l’âge, du sexe, de la saison sur les séroprévalences obtenues pour la maladie d’Aujeszky, la brucellose, la circovirose et l’hépatite E. 2) d’autre part si il y a un effet zone sur ces maladies. Et 3) quel est le coût pour les individus infectés en terme de croissance et de statut reproducteur des femelles.

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