Recherche, etudes

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Corridors écologiques et génétiques du cerf élaphe

Les objectifs de ces travaux étaient de caractériser les différentes populations de cerfs de la région Centre d’un point de vue génétique, d’identifier des sous-populations éventuellement isolées et donc à risque d’appauvrissement génétique, et, enfin, d’identifier les éléments, paysagers éventuellement responsables d’une perte de connectivité entre les sous-populations.
Ce projet s’inscrit dans le cadre de l’identification du réseau écologique Trames vertes et bleues qui doit être intégré aux Schémas régionaux de cohérence écologique (SRCE).

Evaluation socio-économique de la chasse en France

En 2015, la France compte plus de 1,1 million de chasseurs pratiquants et s’organise en 70 000 associations de chasses, 95 fédérations départementales ou interdépartementales, 22 fédérations régionales et 1 fédération nationale.
L’évaluation de l’impact économique et social de la filière a permis de déterminer l’apport territorial de toutes les composantes de la chasse et d’identifier le rôle territorial de la chasse dans ses différentes composantes.
Il permettra également de suivre dans le temps l’évolution du poids de la chasse par la création d’un référentiel de suivi.

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Service écosystémique chasse

L’évaluation française des écosystèmes et des services écosystémiques (EFESE) , initié en 2012 par le ministère de l’environnement, de l’écologie et de la mer, regroupe un ensemble de travaux d’évaluation qui portent sur les écosystèmes et les services écosystémiques à différentes échelles. Elle vise à la fois à dresser un état des écosystèmes, de leurs tendances d’évolution et à estimer la valeur des services qu’ils produisent. Le cadre conceptuel de l’EFESE a été élaboré en cohérence avec celui proposé par le groupe de travail européen pour la cartographie et l’évaluation des écosystèmes et de leurs services (MAES). C’est dans ce contexte national et européen que se situe le projet.
En s’appuyant sur des méthodologies faisant référence, l’objectif du projet était de qualifier et d’évaluer les relations entre les écosystèmes, les chasseurs et les autres usagers des écosystèmes chassés (promeneurs, exploitant forestiers, etc.) ou des écosystèmes adjacents et la société dans son ensemble.

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Chasse et dynamique des populations de cerfs et de sangliers du domaine de Chambord

La France, tout comme d’autres pays européens, connait un fort accroissement de ses populations de grands ongulés sauvages. A titre d’exemple, les effectifs de cerfs élaphes en France ont été multipliés par 6,4 et de sangliers de 6,7 en 30 ans. Aujourd’hui, avec la faible densité de leurs prédateurs naturels, la chasse représente le principal outil de régulation de ces populations, mais les chasseurs, de moins en moins nombreux, ne peuvent contrecarrer à eux seuls l’augmentation des effectifs. L’expansion de ces populations n’est pas sans conséquence sur les milieux naturels et de nombreux dégâts dans les cultures et les massifs forestiers, ou encore des collisions accrues avec les véhicules, sont constatés. Les fortes densités accroissent également le risque de transmissions de maladies. Sans qu’ils en soient nécessairement impactés, les ongulés sauvages peuvent héberger certains agents pathogènes transmissibles au cheptel domestique ou à l’homme et représenter un enjeu sanitaire voire un frein à la commercialisation de la venaison. De nouvelles techniques de gestion du grand gibier, compatibles avec l’exercice de la chasse comme activité de loisir, sont à définir. Elles reposent avant tout sur une meilleure connaissance du fonctionnement démographique des espèces concernées.

La Fondation François Sommer pour la chasse et la nature, et ses partenaires, le Domaine national de Chambord (DNC) et l’Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS) se sont associés pour lancer ensemble, un programme pluriannuel de recherche intitulé « Chasse et dynamique des populations d’ongulés sauvages ». Le programme est réalisé au DNC, site exceptionnel et unique en Europe pour l’expérimentation car il est clos, d’une superficie importante (5200 hectares), chassé et piloté par un unique gestionnaire.
Initié en janvier 2014, le programme scientifique vise à accroitre notre compréhension des mécanismes à l’origine des variations d’effectifs des populations de cerfs et de sangliers. Le climat, la chasse, la structure du paysage, la densité d’animaux, les maladies infectieuses ou parasitaires, leur âge sont autant de facteurs qui peuvent engendrer des variations de survie et de reproduction. D’une meilleure compréhension de ces facteurs découlera la modélisation du fonctionnement démographique de ces populations chassées. Au-delà, ce programme apportera des clés supplémentaires pour améliorer l’efficacité de la gestion des populations d’ongulés sauvages.

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¬ Publications : XXXXX

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Dynamique de la population de sangliers de Bel-Val

Les effectifs de sangliers ont très largement augmenté en France, et plus généralement en Europe, depuis les années 1970. Parmi les facteurs explicatifs avancés pour rendre compte de cet accroissement, les modalités de gestion cynégétique appliquées aux populations de sangliers sont souvent mises en avant. Or les modifications fortes et constantes (densité d’animaux, pression cynégétique, etc.) au cours des dernières décennies pourraient avoir altérées le patron de reproduction. Il a ainsi été montré qu’une sélection anthropique induite par la chasse produit une modification de la distribution des dates de naissance ou encore accentue la contribution des jeunes femelles dans la croissance annuelle de la population. Dans ces travaux, seule la composante femelle a bien été prise en compte, notamment en termes de modélisation. A ce jour, très peu d’informations sont disponibles sur le rôle des mâles dans la démographie du sanglier. Or, l’accès à la reproduction et la variance du succès de reproduction individuel des mâles peuvent fortement impacter les phénomènes de recrutement (nombre de jeunes produits qui survivent) et de dispersion qui, eux-mêmes, influenceront les paramètres génétiques et démographiques clés de la population. Ainsi, il convient de bien préciser et identifier toutes les composantes du système d’appariement et leurs conséquences sur le succès de reproduction et/ou le recrutement des individus.

Suite aux premiers suivis effectués sur la population de Chateauvillain-Arc-en-Barrois par l’ONCFS, le système d’appariement, classiquement décrit comme polygyne (un mâle s’accouple avec plusieurs femelles) chez le sanglier a été questionné. En effet sur ce territoire, le système d’appariement apparaissait clairement de type promiscuiste (plusieurs mâles s’accouplent avec plusieurs femelles et inversement) caractérisé par un fort taux de paternité multiple. Par ailleurs, le taux de paternité multiple est variable d’une année à l’autre et montre une relation positive et significative entre la taille de portée et le nombre de père par portée. Il convenait donc de caractériser si ces premiers éléments pouvaient être retrouvés dans d’autres populations, qui montraient des caractéristiques différentes.

Bel-Val est un territoire d’étude très pertinent car d’une part, les vieux mâles supposés dominants sont conservés volontairement sur le domaine,  et d’autre part le suivi individuel mis en place par la méthode  de capture-marquage-recaptures permettra d’obtenir l’âge exact des individus et d’acquérir des échantillons génétiques sur des mâles vivants qui auront dans le futur plusieurs occasions de se reproduire (sur les autres sites d’étude, les prélèvements se font seulement à la chasse).

Très rapidement, l’idée d’élargir les axes des travaux de recherches s’est imposée afin d’améliorer les connaissances sur l’espèce sanglier et d’obtenir des informations et données précieuses à sa gestion sur ce territoire. La présente étude vise donc à :

  • modéliser la démographie du sanglier sur le site de Bel Val, en distinguant le rôle de la chasse ;
  • développer les outils cynégétiques les plus appropriés à sa bonne gestion.