Débattre et connaître


Colloques, symposiums et congrès

• Colloque « Vers une nouvelle gestion du grand gibier : les indicateurs de changement écologique (ICE) », 20-21 mai 2015 PHOTO 30

Aujourd’hui, l’objectif est de gérer rationnellement les équilibres entre le milieu et les populations animales. Longtemps, pour établir les plans de chasse, les gestionnaires se sont appuyés sur la connaissance des effectifs. Les recherches scientifiques ont montré l’imprécision des méthodes de dénombrement. D’autres méthodes ont dû être mises en œuvre : la gestion adaptative et intégrée des populations, qui s’appuie sur le suivi des Indicateurs de changement écologique (ICE), répond à cette nécessité.
¬ Partenaires : ONCFS (http://www.oncfs.gouv.fr/) et FNC (http://chasseurdefrance.com/)
Plus d’information : http://www.colloque-grandgibier-ice.com/

• Conférence sur « Le retour du Loup dans le paysage européen : défis et solutions », Intergroup Biodiversité, chasse, activités rurales, Commission européenne, 15 septembre 2015 – Bruxelles PHOTO 31

Alors que l’augmentation des populations de loups en Europe représente un succès de directive Habitats, la présence de ce grand carnivore soulève de nouveaux défis dans des endroits où il n’avait pas été aperçu depuis près d’un siècle et nécessite la mise en place des solutions de gestion face à la multiplication des conflits dont il est à l’origine. Salué par certains et redouté par d’autres, les loups sont à l’origine d’un débat houleux entre ceux dont les vies sont affectées, ceux qui heureux de les accueillir et les décideurs politiques impliqués dans la gestion des populations.
L’importance des conflits a incité la Commission européenne afin d’encourager les parties impliquées à rejoindre la plateforme européenne pour la coexistence entre les humains et les grands carnivores.
L’intergroupe sur la biodiversité, la chasse et la campagne vise à promouvoir un dialogue constructif entre les principales parties prenantes en vue d’identifier les modes de gestion qui permettraient de réduire les conflits homme-loup. La discussion s’efforcera donc de trouver un équilibre entre les objectifs de conservation, les attentes locales et la nécessité d’adopter des mesures réalistes et novatrices en prenant en compte le cadre et les objectifs de la Directive Habitat de l’Union européenne.

• Colloque 30 ans de suivi de la faune sauvage, 12-13 avril 2016 – Paris PHOTO 32

Depuis plus de trois décennies, l’Office national de la chasse et de la faune sauvage met en œuvre le suivi de la faune sauvage, de ses habitats et de ses interactions avec les activités humaines, au plus près du terrain. Ces connaissances constituent un socle objectif pour éclairer les débats au service des politiques publiques et des gestionnaires. Le colloque « 30 ans de suivi de la faune sauvage » a pour objectif de dresser un panorama des dispositifs de suivi pilotés par l’ONCFS et de leur contribution à la recherche, à la connaissance, et à la gestion durable des espèces et de leurs habitats.
Lien : http://www.colloqueoncfs-suivifaune.fr/

 

• Colloque « Agriculture, gestion de l’espace rural, conservation de la faune sauvage et du petit gibier », 28 novembre 2016 – Paris PHOTO 33

L’Association nationale de conservation du petit gibier (www.petitgibier.fr) a pour volonté de promouvoir des méthodes réalistes de gestion efficace et durable du petit gibier sédentaire de plaine et de ses habitats. Cette démarche concerne non seulement les chasseurs, mais également tous les autres utilisateurs respectueux de la nature dont, en tout premier lieu, les agriculteurs, acteurs essentiels de la vie rurale.
C’est dans ce sens que l’association a organisé, le 28 novembre 2016, un colloque au sénat. Les différents intervenants ont ainsi pu témoigner de leurs différentes expériences d’agriculture de conservation des sols et de préservation des habitats.

 

• Colloque « Sales bêtes ! Mauvaises herbes ! Nuisibles, une notion en débat » PHOTO 34

Depuis plus d’un siècle, la notion de « nuisible » fait l’objet d’une contestation de plus en plus vive. Pourtant celle-ci connaît une singulière persistance sociale car « nuisible » n’est pas seulement un qualificatif que l’homme choisit d’appliquer à telle ou telle espèce, mais bien un concept opérationnel qui lui donne une certaine légitimité pour la gérer et, souvent, la détruire.
À l’heure où la France vient d’adopter la loi sur la reconquête de la biodiversité, la question des « nuisibles » reprend une singulière acuité avec la multiplication et l’expansion de nouvelles espèces exotiques envahissantes, telles que le moustique tigre (Aedes albopictus), potentiel vecteur du virus Zika, transmissible à l’homme, le frelon asiatique (Vespa velutina), destructeur de ruches, l’écureuil gris (Sciusrus carolinensis), qui pourrait s’implanter au détriment de l’écureuil roux (Sciurus vulgaris) ou encore l’ambroisie (Ambrosia artemisiifolia), plante fortement allergisante. Il faut aussi relever les vives controverses qui demeurent au sujet de la cohabitation du loup et de l’élevage, et les critiques qui sont de plus en plus documentées sur les risques, pour la santé, de l’utilisation des insecticides pour lutter contre les insectes ravageurs et l’emploi des herbicides. Si la notion de « nuisible » demeure centrale dans la gestion du sauvage par nos sociétés, elle s’avère très variable selon l’époque, l’espèce, le territoire ou le groupe social considéré.
Afin de dresser un état de la recherche, d’historiciser cette notion et d’éclairer les enjeux actuels, le colloque se propose de croiser les regards afin de caractériser les différentes conceptions de la notion de « nuisible » qui coexistent actuellement et d’en retracer les origines, tout en s’ouvrant aux acteurs du présent. Il entend ainsi contribuer à éclairer les relations et les interactions entre les sociétés et la nature, et permettre de mieux saisir leurs coévolutions.
• Lien : http://ahpne.espaces-naturels.fr/spip.php?article371
• Colloque UIGB PHOTO 35
Le Congrès de l’IUGB présentera en 2017 des travaux à la pointe de la science sur des sujets liés à l’agriculture, la foresterie, la chasse, le tourisme, l’urbanisation, le développement économique, les évolutions des écosystèmes, le changement climatique et leurs relations avec des animaux sauvages. Ce sera l’occasion de présenter des outils pratiques, des méthodes de terrain, des démarches statistiques et des avancées conceptuelles. En plus des résultats des différentes études et travaux présentés, le congrès sera l’occasion de mettre en évidence les modes de gestion assurant des retombées souhaitées par rapport aux conditions locales et aux objectifs fixés. En savoir plus… http://iugb2017.com/

Recherches, études

• Corridors écologiques et génétiques du cerf élaphe PHOTO 36

Les objectifs de ces travaux étaient de caractériser les différentes populations de cerfs de la région Centre d’un point de vue génétique, d’identifier des sous-populations éventuellement isolées et donc à risque d’appauvrissement génétique, et, enfin, d’identifier les éléments, paysagers éventuellement responsables d’une perte de connectivité entre les sous-populations.
Ce projet s’inscrit dans le cadre de l’identification du réseau écologique Trames vertes et bleues (http://www.trameverteetbleue.fr/) qui doit être intégré aux Schémas régionaux de cohérence écologique (SRCE).
¬ Partenaires : Fédération Régional des Chasseurs de la Région Centre http://www.chasseursducentre.fr/
• Evaluation socio-économique de la chasse en France PHOTO 37
En 2015, la France compte plus de 1,1 million de chasseurs pratiquants et s’organise en 70 000 associations de chasses, 95 fédérations départementales ou interdépartementales, 22 fédérations régionales et 1 fédération nationale.
L’évaluation de l’impact économique et social de la filière a permis de déterminer l’apport territorial de toutes les composantes de la chasse et d’identifier le rôle territorial de la chasse dans ses différentes composantes.
Il permettra également de suivre dans le temps l’évolution du poids de la chasse par la création d’un référentiel de suivi.
¬ Partenaires : FNC (Fédération Nationale des Chasseurs) http://chasseurdefrance.com/
¬ Lien vers les premiers résultats en ligne : http://chasse.bipe.fr/
• Services écosystémiques de la chasse PHOTO 38

L’évaluation française des écosystèmes et des services écosystémiques (EFESE) (www.developpement-durable.gouv.fr/levaluation-française-des-ecosystemes-et-des-services-ecosystemiques), initié en 2012 par le ministère de l’environnement, de l’écologie et de la mer, regroupe un ensemble de travaux d’évaluation qui portent sur les écosystèmes et les services écosystémiques à différentes échelles. Elle vise à la fois à dresser un état des écosystèmes, de leurs tendances d’évolution et à estimer la valeur des services qu’ils produisent. Le cadre conceptuel de l’EFESE a été élaboré en cohérence avec celui proposé par le groupe de travail européen pour la cartographie et l’évaluation des écosystèmes et de leurs services (MAES). C’est dans ce contexte national et européen que se situe le projet.
En s’appuyant sur des méthodologies faisant référence, l’objectif du projet était de qualifier et d’évaluer les relations entre les écosystèmes, les chasseurs et les autres usagers des écosystèmes chassés (promeneurs, exploitant forestiers, etc.) ou des écosystèmes adjacents et la société dans son ensemble.
¬ Partenaires : FNC (Fédération National des Chasseurs) http://chasseurdefrance.com/
¬ Rapport BIPE 2

• Chasse et dynamique des populations de cerfs et de sangliers dans le domaine de Chambord PHOTO 39

La France, tout comme d’autres pays européens, connait un fort accroissement de ses populations de grands ongulés sauvages. A titre d’exemple, les effectifs de cerfs élaphes en France ont été multipliés par 6,4 et de sangliers de 6,7 en 30 ans. Aujourd’hui, avec la faible densité de leurs prédateurs naturels, la chasse représente le principal outil de régulation de ces populations, mais les chasseurs, de moins en moins nombreux, ne peuvent contrecarrer à eux seuls l’augmentation des effectifs. L’expansion de ces populations n’est pas sans conséquence sur les milieux naturels et de nombreux dégâts dans les cultures et les massifs forestiers, ou encore des collisions accrues avec les véhicules, sont constatés. Les fortes densités accroissent également le risque de transmissions de maladies. Sans qu’ils en soient nécessairement impactés, les ongulés sauvages peuvent héberger certains agents pathogènes transmissibles au cheptel domestique ou à l’homme et représenter un enjeu sanitaire voire un frein à la commercialisation de la venaison. De nouvelles techniques de gestion du grand gibier, compatibles avec l’exercice de la chasse comme activité de loisir, sont à définir. Elles reposent avant tout sur une meilleure connaissance du fonctionnement démographique des espèces concernées.
La Fondation François Sommer pour la chasse et la nature, et ses partenaires, le Domaine national de Chambord (DNC) et l’Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS) se sont associés pour lancer ensemble, un programme pluriannuel de recherche intitulé « Chasse et dynamique des populations d’ongulés sauvages ». Le programme est réalisé au DNC, site exceptionnel et unique en Europe pour l’expérimentation car il est clos, d’une superficie importante (5200 hectares), chassé et piloté par un unique gestionnaire.
Initié en janvier 2014, le programme scientifique vise à accroitre notre compréhension des mécanismes à l’origine des variations d’effectifs des populations de cerfs et de sangliers. Le climat, la chasse, la structure du paysage, la densité d’animaux, les maladies infectieuses ou parasitaires, leur âge sont autant de facteurs qui peuvent engendrer des variations de survie et de reproduction. D’une meilleure compréhension de ces facteurs découlera la modélisation du fonctionnement démographique de ces populations chassées. Au-delà, ce programme apportera des clés supplémentaires pour améliorer l’efficacité de la gestion des populations d’ongulés sauvages.
¬ Partenaires : Office national de la chasse et de la faune sauvage – Unité sanitaire de la faune et unité cervidés sangliers, le Domaine National de Chambord, le CNRS Laboratoire de Biométrie et Biologie Evolutive, l’Université de Reims-Champagne Ardenne
¬ Télécharger le rapport d’activité 2014-2016
¬ Publications : XXXXX
• Dynamique de la population de sangliers de Bel-Val PHOTO 40

Observatoire des usages et représentations du sauvage (OURS)

• Enquête sur la perception du sauvage par les français PHOTO 41

La création d’un Observatoire indépendant des usages et des représentations du sauvage (OURS) permet de documenter l’évolution de nos rapports aux animaux sauvages, de valoriser les pratiques sociales émergentes dont ils font l’objet, d’apporter un éclairage indépendant sur les conflits qu’ils suscitent et sur les politiques et stratégies mises en œuvre pour garantir leur gestion et leur conservation.
L’observatoire articule des travaux de recherche et une activité de veille scientifique et sociale, avec l’organisation de débats publics, d’expositions et de conférences. Il a été mis en place par deux consultants spécialisés :
– Patrick Degeorges (ministère de l’Environnement, de l’Énergie et de la Mer)
– Daniel Boy (Centre de recherches politiques de Sciences Po)