Sauvegarder les espèces sauvages

Reformulation des lignes directrices de l’AEWA sur le prélèvement durable des oiseaux migrateurs

En février 2014, l’AEWA (African-Eurasian Migratory Waterbird Agreement) et le Programme des nations unies pour l’environnement (PNUE), ont lancé un appel d’offre pour la reformulation des lignes directrices de l’AEWA pour le prélèvement durable d’oiseaux d’eau migrateurs.
La Fondation François Sommer a apporté son soutien au Centre de recherche appliqué de l’université d’Aarhus (DCE), qui y a répondu avec succès au nom d’un consortium d’experts issus de la Fédération européenne des associations de chasse et conservation (FACE), le Wildfowl and Wetlands Trust (WWT), l’université de Stirling et le groupe des spécialistes des prélèvements d’oiseaux d’eau de Wetland International comprenant des représentants de l’Office national de la chasse et de la faune sauvage, de l’Institut européen pour la gestion des oiseaux sauvages et de leurs habitats (OMPO) et de Wetlands International.
Ces lignes directrices sont fondamentales car elles régissent la chasse durable sous tous ses aspects sur l’ensemble des voies de migration des oiseaux d’eau de l’Europe de l’Ouest, mais aussi en Europe septentrionale et sur le continent africain.

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Etat de conservation des oiseaux chassables en Europe

L’objectif est de cerner aussi précisément que possible l’état de conservation actuel et les modes de gestion des 24 espèces d’oiseaux classés à l’annexe 2a de la Directive Oiseaux 2009/147/CE. En effet, le manque de données sur le nombre d’oiseaux migrateurs prélevés à la chasse en Europe fausse la compréhension des tendances démographiques que montrent leurs populations au fil des évaluations internationales.
L’objectif est donc de faire la synthèse des connaissances récentes sur l’écologie et la dynamique des populations, leurs prélèvements et leur mode de gestion.
Le projet répond aux besoins de l’AEWA et de la Commission Européenne qui donne aux états membres de l’Union Européenne l’obligation de rapporter l’efficacité de ses directives Oiseaux et Habitats sur la conservation des oiseaux sauvages. Il s’agit de mieux fonder les prises de décisions sur les résultats de ces études pour la conservation des oiseaux sauvages en soulignant l’importance de l’activité cynégétique pour leur pérennité dans les écosystèmes.

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Développement du site internet geese.org : portail international pour l’observation des oies et des cygnes marqués.

Le Portail de la coopération et de la surveillance des populations d’oies pour la recherche et la gestion permet de comprendre la distribution spatiale et temporelle des populations d’oies migratrices et de mesurer les paramètres tels que la survie annuelle et le succès reproducteur des oies en Europe.
Le site permet aux observateurs volontaires d’entrer leurs observations d’animaux bagués, ou munis de collier, de manière simple et rapide dans une base de données et d’obtenir des informations de suivi de ces oiseaux. L’objectif à termes est de comprendre la distribution spatiale et temporelle des populations d’oies migratrices et de développer des modèles d’évolution des populations fiables.
Le soutien de la Fondation François Sommer a permis de traduire le site et la base de données en français. La traduction du portail en français permet d’atteindre un public plus large et d’intégrer plus de données recueillies en France.

Origine géographique et modalités de migration des bécassines des marais qui hivernent en France

Ce projet s’inscrit dans les principes d’exploitation durable définis par l’AEWA qui souligne la nécessité de connaitre l’origine géographique des populations qui se reproduisent, transitent et/ou hivernent sur un territoire.

Le projet soutenu par la Fondation François Sommer a pour objectif d’accroitre les connaissances sur l’origine géographique et modalités de migration des bécassines des marais qui hivernent en France via le déploiement de balises GPS/Argos.
La première année du projet consiste à tester les outils à mettre en œuvre : un nouveau dispositif de GPS. Les trois années suivantes représenteront la phase opérationnelle du projet. Ces balises seront réparties à parts égales entre le flux migratoire fenno-scandinave (littoral Manche-Atlantique) et le flux continental.
A l’issue des 4 années du projet et grâce aux résultats d’un monitoring des effectifs nicheurs de bécassines des marais en Russie centrale en cours depuis 2012 sur environ 130 sites d’étude (conventions de recherches ONCFS / Russian Society for Conservation and Studies of Birds), il sera possible d’identifier les facteurs environnementaux (aléas climatiques régionaux, typologie de l’habitat, facteurs anthropiques, etc.) auxquels sont confrontés les bécassines sur les différents sites au cours de leur cycle annuel (reproduction, halte migratoire, hivernage).

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Plan de gestion international de l’oie cendrée

Les débats récurrents sur les dates de chasse et sur les dégâts occasionnés par les oies sur les cultures militent en faveur de la recherche d’une gestion adaptative de ces espèces abondantes en Europe. Suite à différentes réunions de travail avec les acteurs français concernés par la problématique des oies en Europe, la France a proposé à l’AEWA de mettre en place une plateforme scientifique pour une gestion internationale des oies sous réserve que d’autres pays concernés soient impliqués.
Cette proposition a été validée lors de la sixième session de la Réunion des Parties à l’Accord sur la conservation des oiseaux d’eau migrateurs d’Afrique-Eurasie (AEWA), à Bonn, en novembre 2015 . Le concept de plan de gestion plurispécifique a été retenu pour traiter le cas des populations d’oies surabondantes. Les espèces concernées sont l’oie à bec court (Anser brachyrhynchus), l’oie des moissons de la taïga (Anser f. fabalis), l’oie cendrée (Anser anser) et la bernache nonette (Branta leucopsis).
En ce qui concerne plus spécifiquement l’Oie cendrée, l’OMPO a été nommé coordinateur du plan de gestion international, placé sous l’égide de l’AEWA, avec l’objectif d’élaborer une stratégie de gestion efficace des populations d’oies jugées trop nombreuses sur la base d’actions éthiquement acceptables.

Télécharger la résolution sur la conservation et l’utilisation durable des oiseaux d’eau migrateurs

Rucher de Bel-Val : sélection et élevage de reines d’abeilles noires locales

L’objectif de ce projet, fruit d’un partenariat entre Bel-Val et le GDSA (Groupement de défense sanitaire apicole), est de sélectionner des abeilles noires locales résistantes grâce à la mise en place d’une station de fécondation, de développer les colonies d’abeilles et de former de nouveaux apiculteurs.

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