Préserver les espaces naturels

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Label « Territoire de faune sauvage »

Vous êtes propriétaires et/ou gestionnaire de territoires, vous êtes soucieux de concilier activités socio-économiques, conservation de la nature et pratique de la chasse ou de la pêche ; candidater au label Territoire de Faune Sauvage 

La création du label Wildlife Estates Territoires de faune sauvage en France – est une initiative des propriétaires et gestionnaires fonciers européens ayant pour objectif de valoriser leurs participations et contribution à la conservation de la biodiversité. Le projet soutenu par la Fondation François Sommer vise à adapter cette méthodologie au contexte française et à développer ce label sur le territoire français.
La philosophie de ce label est de promouvoir les gestions exemplaires de territoires où se pratiquent des activités humaines telles que la chasse et la pêche durables. L’objectif est le partage de l’espace entre les différentes activités humaines, sans les cloisonner, tout en permettant le développement de la biodiversité. Ce label implique la création de délégations nationales faisant coopérer des acteurs privés et publics tels que des organismes publics, des associations, des universités, des scientifiques et des entreprises.
La Fondation est plus particulièrement en charge du secrétariat et fait le lien entre le comité de pilotage national et européen.

Bordures des champs de Beauce

Les bordures extérieures de champs et de chemins sont souvent considérées comme des surfaces problématiques d’un point de vue agronomique ; leur intérêt écologique est sous-estimé et méconnu. Pourtant, de nombreuses études scientifiques soulignent qu’elles constituent des refuges pour la flore naturelle, les invertébrés, entomophages, pollinisateurs et qu’elles offrent des habitats propices à la nidification de l’avifaune. Ces bordures de champs sont également des corridors écologiques facilitant la dispersion des espèces animales et végétales dans le paysage agricole.
Le projet vise à évaluer et restaurer les bordures de champs, dans un premier temps en Beauce, et par la suite dans d’autres régions. Le projet se divise en 4 axes :

  • Le premier axe se concentre sur l’outil opérationnel Ecobordure, adapté à la plaine de Beauce, qui consiste à évaluer la qualité écologique des bordures de champs par observation de la flore ordinaire. Cet outil développé par l’INRA a été adapté à la Beauce par l’association Hommes & Territoires.
  • Le deuxième axe porte sur les réseaux Agrifaune, coordonnés par l’association Hommes & Territoires, dont l’objectif est de tester localement la transposition de pratiques éprouvées à l’étranger (décaler la période de broyage, tester l’implantation de couverts de légumineuses dans les céréales pour en mesurer l’impact écologique et technico-économique).
  • Le troisième axe porte sur la restauration des bordures de champ fortement dégradées par semis de fleurs sauvages. De 2013 à 2015, plusieurs expérimentations ont été mises en place, cet axe vise à poursuivre la démarche jusqu’en 2018 afin d’obtenir toutes les données nécessaires à la diffusion d’une telle pratique sur le terrain
  • En lien avec les trois premiers axes, le quatrième axe consiste à investir dans un semoir de restauration de bordure de champs et de le mettre à disposition de l’ensemble des partenaires de l’association

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Surveillance sanitaire et suivi de la qualité des étangs de Bel-Val

Les cyanobactéries sont des bactéries photosynthétiques capables de coloniser un grand nombre de milieux aquatiques. Leur prolifération peut augmenter la turbidité de l’eau, ce qui limite la pénétration de la lumière en profondeur et empêche l’oxygénation des couches d’eau inférieures. Certaines cyanobactéries peuvent aussi dégager des toxines qui présentent un risque important pour la faune aquatique et terrestre, ainsi que pour l’homme.
L’objectif de ce travail sera de réaliser une étude à moyen terme, sur la qualité de l’eau, les contaminations cyanobactériennes et l’état sanitaire des poissons d’étang. Il s’agit d’acquérir des données sur l’évolution de variables physico-chimiques et microbiologiques des eaux dans des étangs sur plusieurs cycles annuels et d’analyser l’état sanitaire d’espèces piscicoles représentatives de l’écosystème étang et représentant de niveaux trophiques distincts (Perches, Carpes, Gardons) par des approches globales (charge parasitaire) et spécifiques (désordres immunopathologiques).
L’étude reposera sur la mise en place d’un observatoire sécurisé de la qualité de l’eau et de l’écosystème étang sur la base des travaux suivants :

  • Déploiements de capteurs de mesure physicochimiques des eaux (température, pH, conductivité, oxygène dissous
  • Analyses physicochimiques et microbiologiques régulières de l’eau (éléments minéraux majeurs, flore microbienne, recherches de toxines bactériennes et cyanobactériennes).
  • Encagements réguliers de poissons et suivi de leur état sanitaire
  • Analyse de l’état sanitaire d’espèces piscicoles vivant naturellement dans les étangs du domaine.

Les plans de gestion en cours des différents étangs de Bel-Val (mise à sec, curage) permettront d’établir des protocoles à T0, c’est-à-dire dès la remise en eau de l’étang.