La FFS soutient les jeunes chercheurs


La FFS soutient les jeunes chercheurs

Le sanglier (Sus scrofa) connaît une forte augmentation des effectifs de ses populations en France. Le tableau de chasse national du sanglier ne cesse d’augmenter pour atteindre plus de 690 000 individus prélevés en 2017. Cette augmentation des populations peut engendrer de nombreux problèmes sociétaux à différents niveaux : écologiques, tels que la dégradation du couvert végétal ou le dérangement d’espèces d’oiseaux nichant au sol ; économiques comme l’augmentation des dégâts sur les cultures et des collisions routières ; et sanitaires, les sangliers pouvant être des vecteurs de maladies telles que la tuberculose bovine ou la peste porcine par exemple. Cette situation peut être localement génératrice de conflits, des solutions doivent être alors trouvées pour mieux appréhender la gestion des populations de sangliers. La chasse pourrait être l’une des solutions les plus efficaces. Il convient cependant d’évaluer son efficacité dans des situations écologiques et sociales contrastées afin de déterminer selon quelles modalités elle représenterait une voie efficace de gestion de l’abondance des populations.

Le 16 octobre dernier, Pablo Vajas, écologue de formation, a été engagée par la FFS pour réaliser une thèse de doctorat intitulée « La chasse comme outil de gestion des populations de sangliers (Sus scrofa) : modélisation de l’effort de chasse et de son impact en situations contrastées».

Plus concrètement, le projet de thèse étudiera la relation entre l’effort de chasse, c’est-à-dire l’ensemble des moyens mis en œuvre par les chasseurs dans leur exercice de chasse, avec la pression de chasse, c’est-à-dire la mortalité résultante. Cette étude permettra d’identifier les meilleures « leviers » de gestion sur lesquels agir en vue d’atteindre un objectif de gestion fixé localement. L’étude sera menée sur des données récoltées sur les territoires des départements de l’Ardèche, de l’Hérault, la Haute-Marne (dont le domaine de Chateauvillain Arc-en-Barrois) ainsi que sur le domaine de Bel-Val et de La Petite Pierre.

Ce doctorat se déroule en collaboration avec la Fédération Départementale des Chasseurs de l’Ardèche (FDC07), la Fédération Départementale des Chasseurs de l’Hérault (FDC34), la Fédération Départementale des Chasseurs de Haute-Marne FDC(52), et l’Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage (ONCFS). Au-delà des financements apportés par les cinq partenaires, l’enjeu du projet ainsi que ses qualités techniques et scientifiques ont permis d’obtenir une bourse de recherche délivrée par le Ministère de l’Enseignement Supérieur de la Recherche et de l’Innovation par l’intermédiaire de l’Association Nationale pour la Recherche et la Technologie.

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